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Apprendre à communiquer avec un proche atteint de la maladie d'Alzheimer

vendredi, 11 décembre 2015 12:12

 

Lorsque les mots manquent, il reste le langage du corps et celui du cœur.
Observer son comportement pour comprendre ce qu'il cherche à exprimer.

La capacité de compréhension de votre proche atteint de la maladie d'Alzheimer se ralentit peu à peu. Ses moyens d'expression se réduisent. Souffrant d'« aphasie », il comprend et manie avec difficulté le langage écrit ou parlé. Son cerveau continue de fonctionner et il produit du sens en s'appuyant sur d'autres repères. Pour vous comprendre, il se concentre sur votre regard,

le timbre et le ton de votre voix, votre attitude, l'expression de votre visage, la façon dont vous lui prenez la main. Votre proche malade exprime son inconfort ou son plaisir par des attitudes ou des comportements que vous apprendrez à décoder.Mimiques, cris, rires ont toujours un sens. Observez-les pour identifier ce qu'il ressent. Ses besoins affectifs sont immenses ; sachez décrypter ses émotions, votre communication sera facilitée.La musique, le chant, la danse, le dessin et la peinture permettent aussi de développer longtemps une expression personnelle.

Des échanges sont-ils possibles avec votre proche ?

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Oui, des échanges sont toujours possibles. Vous communiquerez par des regards, gestes, caresses, mimiques… Au fil des jours, vous découvrirez la richesse de ces échanges et vous apprécierez de pouvoir rester en relation avec votre proche malade.Vous contrôlerez votre voix, vos expressions, vos gestes afin de ne pas risquer de provoquer des réactions de tristesse, voire de colère.En général, le malade apprécie le contact physique. C'est un moyen de communication efficace, si votre proche l'accepte, tenez-lui la main ou posez votre bras autour de lui. Ainsi vous lui exprimerez votre affection et le rassurerez.

Quelques règles de base :

  •     Respecter les capacités de votre proche, son rythme, choisir le moment opportun pour parler.
  •     Se placer de face pour capter son regard et son attention. Parler, lentement, clairement en utilisant des mots simples.
  •     Délivrer un seul message à la fois, accompagné d'un geste évoquant ce que vous vous voulez dire.
  •     Poser des questions fermées auxquelles il est possible de répondre par « oui », « non », «peut-être », « je ne sais pas ».
  •     Reformuler ce que l'on dit, avec patience, en isolant les mots clés.
  •     Echanger par écrit. En général les malades peuvent continuer à écrire plus longtemps.
  •     Expliquer une chose à la fois. « Maintenant, on va faire ta toilette », « On va dans la salle de bain » , « Je vais t'aider à te laver les jambes ».
  •     Des gestes doux pour lui témoigner de l'affection et lui montrer qu'il est compris au-delà de la maladie dont il souffre.
  •     Lorsque ce qu'il dit semble dépourvu de sens, il faut relancer son discours : «ah bon ! » ou « sans doute ».

Ce qu'il ne faut pas faire :

  •     Le malade est sensible aux dissonances. Si il renverse un verre et que vous lui dites «C'est pas grave, je vais le ramasser » sur un ton rapide et sec, il percevra l'énervement et se montrera contrarié.
  •     Perdre son calme, montrer un agacement face à un de ses oublis peut être douloureux pour lui.
Lu 1109 fois Dernière modification le mardi, 15 décembre 2015 20:49
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